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Il paraît que pour réaliser ses rêves, il faut être humble, les passions sont des folies mesurées. Shinn-Yi a les deux pieds sur terre, si elle est emportée par ses désirs, elle est aussi et surtout en mesure de les confronter à la réalité et donc capable de les concrétiser : « J’ai beaucoup de rêves et beaucoup d’ambition, je suis motivée, patiente et persévérante. ». Elle énonce également ceci avec conviction : « les difficultés personnelles peuvent être un moteur de réalisation, une jeunesse difficile ne fait pas une mauvaise personne ». « Une ardeur d’avance… »Posséder une certaine témérité est d’importance pour oser lancer une compagnie de danseurs de claquettes, vivre d’une telle entreprise n’est pas aisé, il faut un public, d’abord, et la crise financière actuelle est un obstacle considérable. Un parcours de danseuse aux expériences variées.C’est à l’âge de six ans, par la danse classique, que le parcours de danseuse de Shinn-Yi débute, elle passe ensuite aux danses de salon ce qui l’amène à participer rapidement à diverses compétitions d’envergure, notamment à un niveau mondial. Professeur de tango argentin, Shinn-Yi pratique aussi le showdance, le lindy-hop, se lance dans des compétitions de boogie et découvre les claquettes à seize ans. Et à propos de l’IMT.Ancienne étudiante de l’IMT en section tourisme, Shinn-Yi se souvient de sa scolarité avec plaisir, de sa classe surtout, au sein de laquelle les élèves étaient solidaires. Pour elle, « l’Institut Marie-Thérèse , ce sont surtout des relations de respect entre profs et élèves. » Elle se demande d’ailleurs si c’est toujours d’actualité, elle a l’impression que « les adolescents ont bien changé et ne se soucient plus d’être simplement respectueux. » Un souvenir cuisant et riant.Petit clin d’œil pour terminer ce portrait : un jour de neige, Shinn-Yi est victime d’une chute dans la cour de l’école et ce, peut-être, devant 1200 élèves ! Le fou rire l’empêche de se relever, l’éducatrice venue à son secours n’obtient pas de meilleurs résultats. Elle est clouée au sol par le rire, comme quoi c’est par son bon côté que Shinn-Yi prend la vie !
Alain Braibant, 21/11/08 |